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Zoom sur le recours aux licences logicielles d’occasion en collectivités

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Avec la baisse de dotations de l’Etat, faire 30 à 70% d’économie sur l’achat de licences logicielles apparait de plus en plus comme une évidence pour grand nombre de collectivités. 

Un certain nombre d’acteurs s’est désormais lancé sur ce créneau qui fait appel à une véritable expertise technique et surtout logistique ! L'entreprise usedSoft nous a ouvert ses portes pour comprendre la pertinence d’avoir recours à ce type de licences pour une collectivité.

UsedSoft concentre son catalogue sur 80 références de logiciels (traitement de texte, tableur, présentation, gestion de courriers, serveur de messagerie, etc.) acquis auprès de sociétés en liquidation judiciaire, en fusion-acquisition ou qui migrent vers de nouvelles versions.

En effet les versions n-1 et n-2 de Microsoft Office répondent parfaitement aux besoins des administrations et grâce à l’achat de logiciel d’occasion il n’est plus primordial d'investir dans du matériel neuf et de former les équipes sur de nouveaux produits. Mais qu’en dit la loi ?

Une légalité trop peu connue

Depuis un arrêt de la Cour de Justice de l’union européenne en 2012, la revente de logiciels d’occasion est légale. La règlementation européenne stipule qu’« un créateur de logiciels ne peut s'opposer à la revente de ses licences "d'occasion" ». La difficulté est de faire évoluer les mentalités et de sensibiliser la solution car beaucoup croient encore qu'ils n'ont d'autre choix que d'acheter du neuf. Il s'agit également de capitaliser sur la clarté et la justesse des fondamentaux de la commande publique Française avec notamment la liberté d'accès et l'égalité de traitement des candidats d'un bout à l'autre des procédures. 

Une demande croissante des organismes publics

Comme le précise François-Xavier Beauval, « le secteur public est très sensible à l'argument financier et [..] au fait que les tarifs de nos logiciels de seconde main soient en moyenne de 30 à 70 % inférieurs à ceux des produits neufs ».

Acheter des licences de seconde main, c'est possible et beaucoup moins cher, mais cette alternative est encore trop peu exploitée par les collectivités. Depuis que usedSoft s’est implanté en France, on a vu la demande se faire de plus en plus importante.
Parmi les nouveaux contrats signés en 2016, la part des organismes publics représente même un peu plus d’un client sur six (17 pour cent) » précise François-Xavier Beauval, manager de usedSoft France. Au sein de ces nouveaux acheteurs du secteur public, ce sont les villes et les communautés d’agglomération qui détiennent la première place avec un tiers des contrats. Viennent ensuite à 22 pour cent les organismes consulaires et ensuite à 13 pour cent les centres hospitaliers et EPHAD.François-Xavier Beauval, précise également que « le secteur public est bien souvent contraint de mettre à l’abri les données sensibles concernant ses administrés : il n’est par exemple pas pensable de se retrouver avec des listes électorales dans le cloud sous prétexte d’économiser des licences. » L'achat de licences d'occasion reste donc une alternative plutôt appréciable au sein de collectivités qui visent à exécuter des plans d'économies qui doivent rester compatibles avec une gestion efficace du service public. Enfin, même si le logiciel n'apparait pas par nature comme directement concerné par les principes de développement durable, la non vétusté d'un logiciel d'occasion associé à la performance qu'il peut générer en matière d'économie en fait support clé de la mise en place des démarches RSE au sein des collectivités.


A propos de usedSoft

Depuis 2003, la société suisse-allemande usedSoft est spécialisé dans la commercialisation de licences de logiciels d’occasion. A ce jour plus de 9.000 clients ont bénéficié de son expertise et son savoir-faire international afin de réaliser de substantielles économies. Poursuivant son expansion européenne, la société ouvrait sa filiale à Paris au printemps 2013 et compte désormais plus 1400 clients en France. En 2016, plus du quart de son chiffre d’affaires a été réalisé avec le secteur public.

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