M. Stoléru, a rendu son rapport final sur l'accès des PME aux
marchés publics le 6 décembre 2007 au président Nicolas Sarkozy.
Dès l'introduction de son rapport, M. Stoléru affirme que mettre
en place un SBA (Small Business Act) à la française est inutile.
En effet, instaurer un quota de PME dans les marchés publics est selon
lui, anti-constitutionnel et viendrait en opposition à notre devise (liberté,
égalité, fraternité). De plus, il serait très complexe
de négocier les accords internationaux au niveau de l'OMC qui autoriseraient
la France et l'Europe a réserver une part des marchés publics aux
PME.
De plus, M. Stoléru note que les PME participeraient en France
à au moins à 30 % de la commande publique. Cela serait donc inutile,
voir contre productif d'instaurer un quota aux alentours de 23% (quota pratiqué
aux Etats-Unis). Enfin, aucun organisme (MEDEF, CGPME, CAPED ...) demande l'instauration
de ces quotas.
Voici les 15 propositions synthétisées
du rapport Stoléru :
- Relever les seuils de l'AMP de 137
000 euros à 211 000 euros.
- Nommer un membre de l'exécutif
français chef de projet du SBA européen afin de préparer
la présidence française à la tête de l'Europe.
-
Réserver une part des marchés publics aux PME innovantes
-
Rafraichissement du code des marchés publics 2006
- Sortir les
hôpitaux publics du code des marchés publics
- Généraliser
la dématérialisation des marchés publics. Rassembler toutes
les annonces sur un portail unique,.
- Rendre plus facile d'accès
et gratuite la signature électronique,
supprimer les enchères
inversées - Généraliser la sous-traitance aux PME et
favoriser les groupements d'entreprises comme le contrat de partenariat public
privé (PPP)
- Supprimer la double enveloppe (enveloppe candidature
et enveloppe offre)
- Abroger le délit de favoritisme
dans le code pénal qui tétaniserait les acheteurs publics
-
S'inspirer des délais de garantie du dispositif hollandais : geler 1% des
marchés publics dans un fonds qui indemnise les acheteurs publics ayant
accordé un marché à une PME.
- Encadrer la massification
en offrant l'accès aux PME pour les marchés de défense supérieurs
à 15 millions d'euros et en limitant la puissance de l'UGAP et du Groupement
d'Achat des Hôpitaux d'Ile de France. Les moyens avancés sont :
- l'allotissement
systématique
- Prise de risque des PME plus grande
- Une exigence
de sous-traitance pour les gros marchés
- Organiser
la traçabilité des achats aux PME : fusionner et/ou rapprocher la
Compagnie des Dirigeants acheteurs de France (CDAF), l'Association des Acheteurs
des Collectivités Territoriales (AACT), et l'association pour le Perfectionnement
des Acheteurs du Secteur Public (APASP).
Créer le prix du meilleur
acheteur public qui sera remis à l'acheteur qui aura porté le plus
attention aux PME. - Inciter les grands acheteurs publics a accompagner
3 à 5 PME innovantes vers le marché international.
-
Instaurer des marchés de haute technologie notamment dans les marchés
passé par le ministère de la Défense;
- Créer
un réseau France-PME avec Oséo en tête de réseau regroupant
l'ensemble des régions, et le réseau consulaire.
- Cofinancer
Pacte PME par une convention financière avec l'état de 5 millions
d'euros par an.
- Faire supporter au réseau France-PME le coût
du nantissement de factoring pour assurer aux PME un paiement sous 30 jours.
-
Un médiateur PME : Chaque grand acheteur public nomme un médiateur
PME rattaché auprès du directeur des achats
- Fixer un
rendez-vous à l'Elysée début septembre 2008 avec les partenaires
européens.
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le rapport intégral de Stoléru sur l'accès des PME aux marchés
publics