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Le Small Business Act (SBA)
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Lentrepreneur
individuel et la réussite dans le « business » sont
à la base du rêve américain. En effet les États-Unis
ont depuis toujours une croyance optimiste dans la réussite individuelle
par la création dentreprises. Le gouvernement fédéral
se devait de protéger cet esprit dentrepreneur. Cest ce quil
a fait en 1953 en créant le Small Business Act (SBAct), initiative qui
vise à favoriser les PME dans le tissu économique du pays.
Dans la section 202 du SBAct, le congrès affirme que « Le
gouvernement doit aider, conseiller et protéger dans toute la mesure du
possible les intérêts de la petite entreprise, afin de préserver
lesprit de libre concurrence, dassurer quune proportion équitable
des marchés publics soit passée avec de petites entreprises, et
de maintenir en la renforçant léconomie de la Nation dans
son ensemble »¹. Le SBAct, au fur et à mesure
de lalternance entre républicains et démocrates, utilisé
comme un levier économique sur la politique du pays. A la base, sa création
avait pour but une volonté de « Affirmative Action »²,
puisquil permettait dintégrer de nombreux soldats américains
dans léconomie de leur pays. Encore aujourdhui, il permet de
niveler le niveau des inégalités en intégrant les minorités
américaines dans léconomie. La loi du Small Business
Act a crée une administration qui porte le titre de la Small Business Administration
(la SBAadministration) et qui a pour but de faire respecter le SBAct. La SBAdministration
na pas dorganisme équivalent en France puisquil regroupe
à la fois le ministère des PME, OSEO, les structures de capital-risque
et les CCI. A leur démarrage, des entreprises prestigieuses ont bénéficié
du soutient de la SBAdministration comme Apple, Intel ou bien Federal Express.
Les principaux pôles de la SBAdministration sont la défense
des petites entreprises, la formation, le conseil, lassistance technique
et laccès aux marchés publics. Le gouvernement américain
dépense plus de 200 milliards de dollars, ce qui fait de ce pays le premier
acheteur public de la planète. Dans la logique américaine, il semble
normal de faire profiter aux PME dun juste accès aux marchés
publics. En début dannée, la SBAdministration fixe
des seuils de marchés publics que les administrations étatiques
doivent réserver aux PME. Les seuils avoisinent les 20% et tiennent compte
des caractéristiques de chaque administration. La part qui est réservée
par administration les oblige à une implication importante dans le processus
de participation des PME à la commande publique. A la fin de lannée,
les données de chaque administration sont remontées à la
SBAdministration, ce qui permet de centraliser les détails de la commande
publique. Les États-Unis, contrairement à la France possèdent
des données chiffrées très fiables. Les PME se voient
réserver les marchés publics dans les cas suivants : pour
les marchés de fournitures ou de services dont le montant du marché
est estimé entre 2 500 dollars et 100 000 dollars. lorsque
le montant du marché est supérieur à 100 000 dollars
et quil existe de très grandes chances quau moins deux PME
formulent une offre intéressante. lorsque
seulement les grandes entreprises peuvent répondre à lappel
doffres, les PME se voient attribuer une réservation partielle du
marché (équivalent de lallotissement). les
appels doffres remportés par une grande entreprise dune valeur
de plus de 500 000 dollars doivent comporter « un plan de sous-traitance
» montrant la part à laquelle les PME ont le droit, et plus particulièrement
les PME dirigées par une personne appartenant à une minorité.
Les PME défavorisées
bénéficient daides complémentaires. Ce sont celles
où lentreprise est détenue à plus de 51% par une personne
ayant subi « un préjudice racial ou ethnique » ou
un « biais culturel » lié à une appartenance
« communautaire ». Depuis 1993, le seuil fixé est
de 3,1% des marchés publics à attribuer à ces PME.
Une mesure complémentaire mise en place par la SBA est lobligation
pour chaque administration de disposer dun service comptable, technique
et administratif à la disposition des PME répondant à ses
appels doffres. Le gouvernement français a repris certaines
mesures proposées dans le SBA au sein des CMP 2004 et 2006 tels que lallotissement,
lobligation de sous-traiter aux PME, des seuils plus adaptés aux
PME. Mais il reste encore de grands progrès à réaliser pour
arriver au stade de fluidité de fonctionnement de la commande publique
américaine.
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