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Le conseil de la concurence fait du propre dans un marché de nettoyage industriel de l'OPDHLM |
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Le : |
2008-06-16 |
news-marches-publics-nettoyage-industriel-fraude |
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Le Conseil de la Concurrence vient de sanctionner la société Onet,
leader français du secteur, et le groupe Spid pour avoir formé une
entente dans le cadre dun appel doffres de prestations de nettoyage
de locaux lancé par lOffice public départemental dHLM
de la Mayenne (OPDHLM). Linstruction a en effet permis détablir
que les offres déposées par les deux entreprises ont été
coordonnées suite à des échanges dinformations
préalables au dépôt des offres. Le groupe Spid a ainsi fourni
à son principal concurrent des informations détaillées
concernant les prix (coûts de la main duvre, de lencadrement
et des fournitures) ainsi que la composition des propositions quelles sapprêtaient
à faire à lOPHLM de Mayenne, permettant à la société
Onet de présenter une offre de couverture légèrement
moins attractive. Selon le Conseil, cet échange dinformations a permis
de faire apparaître le groupe Spid comme le mieux-disant sur chacun
des lots mis en concurrence afin de provoquer une hausse artificielle des
prix des prestations. Le Conseil a rappelé dans cette affaire que
les ententes commises à loccasion dappel doffres sont
dune nature particulièrement grave et que la dimension modeste
du marché en cause ne pouvait être considérée comme
un facteur datténuation de la gravité du comportement des
entreprises tant il apparaît nécessaire de dissuader les entreprises
denfreindre les règles de concurrence dans les marchés publics,
quelle que soit la dimension du marché. Il a par ailleurs été
souligné quen lespèce, leffet anticoncurrentiel
de ces pratiques est dautant plus dommageable que lOPDHLM a répercuté
cette hausse significative du coût de nettoyage des parties communes dans
les charges des locataires de logements sociaux. Les entreprises concernées
ont été condamnées à de lourdes sanctions pécuniaires.
Toutefois, les représentants dOnet et Spid ayant reconnu les faits
qui leur étaient reprochés, les sociétés ont pu bénéficier
de la procédure de non-contestation des griefs suivie dengagements,
prévue au III de lArticle L.464-2 du Code de commerce. Lapplication
de cette procédure permet aux entreprises de profiter dune réduction
des sanctions lorsquelles ne contestent pas les faits et quelles
sengagent à prévenir toute nouvelle pratique anticoncurrentielle. Article
APASP sur Localtis En savoir plus : |
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Annulation du PPP du collège de Villemandeur - vidéo explicative |
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Le : |
2008-05-23 |
news-annulation-ppp-villemandeur-loiret |
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Le conseil général du Loiret a vu son contrat de partenariat
permettant la construction du Collège de Villemandeur annulé par
le tribunal administratif d'Orléans le 29 avril dernier. Eric Doligé,
président du conseil général du Loiret explique dans cette
interview pourquoi le CG a eu recours au PPP et commente cette annulation. Les
questions posées à Eric Doligé : - Le TA vient
d'annuler la délibération de PPP. Comment réagissez-vous
?
- La loi PPP va venir au secour de votre démarche ?
A
l'opposé, Jean Briffon, du syndicat du Second Oeuvre, estime que l'utilisation
du PPP doit rester exceptionnel et donc que le tribunal administratif a bien fait
d'annuler le PPP du collège de Villemandeur. En savoir plus
:
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Le premier Partenariat Public Privé (PPP) annulé par un juge administratif |
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Le : |
2008-05-16 |
news-partenariat-public-prive-annule |
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Par un jugement du 29 avril 2008, le tribunal administratif d'Orléans
a annulé, pour la première fois, un contrat de partenariat public-privé
(PPP) lancé pour la construction et l'entretien d'un collège. Ce
PPP conclu pour une durée de dix ans et pour un montant global de 21,5
millions d'euros avait été lancé sur le fondement de l'urgence
du projet. Le juge administratif, saisi par le Syndicat national du second oeuvre
(SNSO), a toutefois considéré que le caractère urgent du
projet, invoqué par le conseil général du Loiret pour avoir
recours au contrat de partenariat, ne pouvait être justifié en l'espèce
au motif que "l'atteinte portée au fonctionnement du service public
par le retard affectant la réalisation du collège de Villemandeur
ne présentait pas (...) un caractère de gravité suffisant"
permettant de déroger au droit commun de la commande publique. L'évaluation
préalable, réalisée par la collectivité pour justifier
le recours à un contrat de partenariat, mettait en avant le retard important
pris dans la réalisation du projet et l'urgence de la situation. Ce projet,
lancé en 1999, aurait normalement dû prendre fin en 2002. La construction
du collège avait été décidée pour faire face
aux carences d'équipements scolaires du secteur qui conduisaient à
la "surcharge" d'un collège voisin. Suite aux nombreuses difficultés
rencontrées lors de l'acquisition des terrains et lors du lancement de
deux appels d'offres successifs, déclarés infructueux, le département
s'est finalement tourné, en 2006, vers un contrat de partenariat.
Selon
le juge administratif, même si ce contrat a effectivement permis un gain
de temps d'un à deux ans dans la réalisation du projet - le collège
a finalement ouvert en 2007 -, la gravité de la situation ne justifiait
pas le recours à un contrat de partenariat puisque les solutions provisoires
mises en place par le département (en termes de transport, d'accueil, d'enseignement
et de restauration) auraient permis de faire face à la situation pendant
le temps nécessaire au lancement d'une procédure de marché
publics "classique".
Le juge précise que selon la définition
posée par le Conseil constitutionnel dans sa décision 2003-473 DC
du 26 juin 2003, l'urgence peut justifier la passation d'un contrat de partenariat
sous réserve qu'elle "résulte objectivement, dans un secteur
ou une zone géographique déterminés, de la nécessité
de rattraper un retard particulièrement grave affectant la réalisation
d'équipements collectifs". Le juge fixe donc deux conditions : la
gravité de la situation et l'objectivité, qui signifie que l'urgence
ne doit pas résulter du fait de l'administration.
Source : l'Apasp En savoir plus sur : |
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Le changement de composition des jurys de concours dans les marchés publics |
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Le : |
2008-04-23 |
news-changement-concours-marchés-publics-question |
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Dans sa question n°1623, publiée au JO du 31 juillet 2007, Mme Zimmermann
Marie-Jo pose le problème des compositions des jurys de concours pour les
commissions d'appels d'offres. Elle évoque en effet, des pressions exercées
parfois sur les membres des jurys afin que les Président d'exécutifs
territoriaux impose leurs choix. Elle souhaite alors savoir « si
une fois que le jury est constitué, il est possible de procéder
à une nouvelle désignation d'un ou plusieurs de ses membres ou si,
au contraire, il faut recommencer l'ensemble de la procédure ». Le
ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement
durable, dans sa réponse publiée au JO le 1er avril 2008, énonce
qu'en l'état actuel du droit, « si la commission composée
en jury a été légalement formée à l'origine,
rien n'impose qu'en cas de remplacement d'un ou plusieurs membres du jury ou de
renouvellement de la commission dans les conditions fixées par la réglementation
et la jurisprudence il faille recommencer la procédure ». Toutefois,
l'arrêt du Conseil d'État du 25 janvier 2006 « communauté
urbaine de Nantes » n° 257978, indique que ce remplacement
doit respecter le principe d'égalité des candidats. En savoir
plus : |
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La non prise en compte de situations juridiques différentes par l'administration |
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Le : |
2008-04-16 |
news-difference-marches-publics-recours-avril-2008 |
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Une société non retenue pour un lot d'un marché public lancé
par le ministère de l'économie, des finances et de l'industrie a
saisi le juge en invoquant que les coûts de la société choisie
étaient inférieurs aux siens car elle n'était pas soumise
aux mêmes contraintes réglementaires. Dans un arrêt du 18
mars 2008, la cour administrative dappel de Paris énonce que «
ni les exigences de l'égal accès aux marchés publics ni le
principe de libre concurrence n'imposent à l'administration de veiller
à ce que les entreprises soumissionnaires se trouvent dans une situation
financière ou juridique identique ». Le recours de l'entreprise
a été rejeté. |
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La mention des voies et delais de recours dans l'AAPC communautaire |
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Le : |
2008-02-28 |
news-mention-recours-aapc-communautaire |
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L'omission d'informations sur le référé
précontractuel, dans le formulaire standard de publication des avis
de marchés supérieurs aux seuils communautaires, est sanctionnée
par le juge des référés car cette mention permet de faire
obstacle à un marché avant sa passation.
La compétence
du juge des référés est limitée aux omissions qui
portent sur les recours pouvant être introduits avant la signature du contrat. Ainsi,
l'acheteur doit remplir au moins l'une des deux rubriques: VI.4.2 ou VI.4.3, et
s'il choisit de remplir seulement la rubrique VI.4.2, il doit mentionner les voies
et délais dintroduction des recours avec précision. En
savoir plus : |
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L'administration doit spécifiée la forme du groupement souhaité dans un marché public |
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Le : |
2008-02-06 |
news-mention-obligatoire-de-la-forme-du-groupement |
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Rappelons qu'un arrêt du Conseil d'Etat du 29 Octobre 2007 « Communauté
d'agglomération du pays voironnais » n°301065, le Conseil
d'Etat expose que la Communauté d'agglomération, lors d'une procédure
de passation d'un marché public, aurait dû mentionner dans son avis
d'appel public à la concurrence et son règlement de consultation,
en cas de groupement, sa forme souhaitée : solidaire ou conjointe. |
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La preuve des ententes dans les marches publics |
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Le : |
2008-01-30 |
news-ententes-corrurence-marches-publics-entrepris |
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Alors que le rapport
Stoléru souhaite supprimer le délit de favoritisme, la cour
d'appel de Paris nous rappelle qu'il existe bien des ententes entre les entreprises,
ce qui vient évidement
faussé la concurrence et l'égalité de traitement entre les
candidats. Ce sont d'ailleurs souvent les PME qui sont principalement victimes
de cette malveillance. La cour d'appel de Paris dans son arrêt du 15
janvier 2008 a rappelé que pour établir l'existence d'une entente,
il fallait rassembler des preuves sans équivoques notamment un véritable
échange d'informations. Dans cette affaire, un simple tableau informatique
retrouvé dans une des sociétés recensant 50 marchés
d'assainissement de la ville de Vannes, constituant pour le ministre chargé
de l'économie la démonstration d'un échange d'informations
antérieurement au dépôt des offres, en vue de répartir
les marchés concernés entre trois entreprises, n'a pas constitué
une preuve suffisante de qualification d'entente par la Cour. Ce document était
peu fiable et ne constituait qu'un acte isolé, insusceptible de prouver
une réelle entente car il manquait un acte démontrant que les montants
portés dans le tableau résultaient d'un échange d'informations
entre les entreprises. |
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La Poste responsable d'un dossier de candidature de marché public arrivé hors délais |
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Le : |
2007-12-20 |
news-poste-dossier-candidature-hors-delais |
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La cour de cassation vient de rendre un avis en faveur d'une entreprise du bâtiment
de la Vienne en estimant que la Poste avait commis une faute en distribuant en
retard un dossier de candidature d'appel d'offres de marché public. En
2000, une entreprise de bâtiment postule à un marché public
de réaménagement d'une route pour la commune des Roches Prémaries-Andillé,
dans le département de la Vienne (86). L'entreprise envoie donc son
dossier de candidure en recommandé. Cependant, lorsque le facteur vient
déposer ce plis, la mairie est fermée. Le facteur garde le plis
et repart avec. Le dossier de candidature ne sera alors délivré
que 2 jours plus tard, après la date limite du dépôt des dossiers
de candidature. L'offre de l'entreprise étant arrivée en retard,
la mairie rejete la candidature de l'entreprise. L'entreprise décide donc
de porter plainte. Suite à un premier jugement, puis un jugement
en appel, l'entreprise se pourvoit en cassation. La cour de cassation estime
que le facteur a « enfreint la procédure »
et « par son comportement, a caractérisé l'inaptitude
de la Poste à l'accomplissement de sa mission ». L'affaire
va être jugée de nouveau par la cour d'appel de Poitiers d'ici quelques
mois. Cette décision devrait satisfaire de nombreuses
entreprises qui ont vu leur candidature rejetée car leur dossier est arrivé
en retard à cause de la Poste ou d'un transporteur. |
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une entreprise peut être indemnisée même en l'absence d'ordre de service et d'acte d'engagement signé |
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Le : |
2007-11-19 |
news-entreprise-indemniser-marches-publics |
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La Cour d'appel administrative de Nancy a confirmé un jugement du tribunal
administratif qui condamnait une communauté de communes à indemniser
l'entreprise pour les travaux effectués sans ordre de service ni acte d'engagement
signé.
En l'espèce, une communauté de communes a lancé
un marché qui devait s'effectue en deux tranches, une entreprise a été
attributaire de la première tranche du lot n°3.
La personne
publique est reconnue avoir commis une faute en ne donnant aucun élément
pouvant conduire l'entreprise à penser que la second tranche ne sera pas
effective, au contraire, la communauté de communes a ,par courrier, donné
un « faux espoir » en lui indiquant que par décision
de la CAO du 23 avril 2001, l'entreprise est attributaire du lot n°3 pour
la seconde tranche.
La communauté de communes n'a informé
la société de la non réalisation de la seconde tranche que
le 15 mai 2002, alors que la société avait adressé des devis
sur la seconde tranche, celle ci ne pouvait se douter de la remise en cause de
l'appel d'offres et a débuté les travaux.
Le juge considère
que toute faute reconnue de l'administration induit un droit à indemnisation.
En
parallèle, l'entreprise a, elle aussi, commis une faute en commençant
les travaux sans ordre de service ni l'obtention de l'acte d'engagement signé,
de ce fait, le juge a constaté un partage des responsabilités, l'entreprise
a donc été indemnisée qu'à hauteur de 50% de son préjudice. |
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